mercredi 17 novembre 2010

PROJET DES LOI SUR L’IMMIGRATION 2010 : TRAITEMEMNT ACCELERER ET LEURS CONSEQUENCES.

 
 
Le nouveau  projet de loi sur l’immigration remplace la législation antérieure qui devait être remanié avant la fin de l’année.

Parmi les dispositions incluses dans le nouveau projet de loi, le traitement accéléré des procédures d'asile et d'appels.

Le nouveau projet de loi comporte une disposition permettant au ministre de la Justice de ne pas tenir compte soi-disant «mariage de convenances," où des personnes ont été ont été mariées de sorte qu'un ou deux d'entre eux peuvent rester dans le pays.


Sont également inclus de nouvelles règles permettant la collecte de données biométriques sur les individus..

M. Ahern a déclaré que le projet de loi tient compte de bon nombre des préoccupations exprimées lors des débats sur le projet de loi Dáil 2008, mais a ajouté que c’était "un nouveau projet de loi que de nom."
"Il conserve essentiellement les structures et les objectifs de l'immigration, la résidence et la protection du projet de loi 2008, qui a subi un examen approfondi au sein du Dáil, dit-il.

Le traitement accéléré des procédures d'asile et d'appels : mieux ? Pour qui ?

Dans cette situation de pression, l'essentiel de la reconnaissance des réfugiés dépend de la procédure de sélection par de multiples acteurs…souvent mal formées.

Celle-ci comporte généralement deux étapes d'examen : premier examen et appel en cas de rejet. Comme l'observe les militants antiracistes, les agents en charge de cet examen en sont souvent réduits à juger de la seule crédibilité des récits faits par les demandeurs d'asile…sans grande connaissance ni du pays en question ni le contexte politico-sociale.

Avec le nombre de demandes d'asile en forte croissance par rapport aux moyens budgétaires et administratifs mobilisés pour y répondre, les instructions vont se réduire à une simple lecture du récit avec, éventuellement, une brève audition du demandeur d’asile et voila…l’affaire est boucler !

Dans ces conditions, les évaluateurs, qu’il s’agisse des agents du département de la justice ou des juges, ne répondent pas à la question "s’agit-il d’un vrai réfugié ?" mais à une autre question, la seule qui leur soit accessible : est-ce que cet exilé m’a convaincu ?

Et l’inclination à croire ou ne pas croire dépend de facteurs multiples, souvent sans liens avec le récit évalué (même si celui-ci peut jouer un rôle) : convictions politiques de l’examinateur en matière d’immigration, connaissances sur le pays d’origine, interprétation d’une Convention imprécise aux jurisprudences chaotiques, sensibilité aux idéologies d’une époque (extrême droite et racisme) , perception intuitive des réactions de l'environnement de travail (stress), injonctions émises par des autorités supérieures (pression)

Malgré le fait que nous sommes les premières impacter par ces dispositions de lois, seul 5 Africains ont répondu présent a l’appel de ANR (Anti-Racism) devant le parlement.
 
Et pour une fois les congolais étaient majoritaires !
La présence de Mr LUKUSA (CCI)et d'autres membres de la communaute congolaise montre que même si le sujet est très complexe, nous comprennons les implications négatives sur la qualité de vie des demandeurs d’asile.
  



En Europe, les Africains connaissent tous leurs devoirs, mais presque jamais leurs droits. Nous  suivons la culture qu'on nous apprend, à savoir que « Ce que l’Europe veut, Dieu veut », et donc que les volontés des Européens sont incontestables.
Nous nous opposons ni aux refoulements forcés, ni aux restrictions des possibilités de recourt alors même que plusieurs lois européen légifère sur la question.   


 

Notre rôle est de leur dire qu'il y a des limites, qu'il est temps de dire Stop !

Nous attendons de la CCI un impact positif sur les Congolais et une mobilisation massive pour se lever comme un seul homme et dire aux parlementaires Irlandais :

OUI VOS LOIS VONT PASSER MAIS NOUS SAVONS TOUS QU’ELLES SONT MOTIVÉES PAR UN ESPRIT DE DISCRIMINATION CONTRE LA POPULATION ETRANGERE.

LE 20 NOVEMBRE DEVANT LA GRANDE POSTE (GPO)

MERCI A NOS JURISTES DE SUIVRE LES DEBATS ICI :
LE BILL EN QUESTION :

LIKAMBO YA MBOKA.


2 commentaires:

  1. VRAIMENT CA C'ET LA FIN DE L'IMMIGRATION. CE QUE NOUS DEVONS COMPRENDRE C' EST DE FAIRE PRESSION AUX EUROPEENS DE NE PAS SUPPORTER LES DICTATEURS AFRICAINS CAR C' EST A CAUSE D'EUX QU'ON NOUS FUIONS NOS PAYS.NORMALEMENT AU LIEUX DE COMBATTRE LES REFUGIER, ILS DOIVENT COMBATTRE CE QUI NOUS POUSSE DE VENIR CHEZ EUX. SI NOS PAYS VONT BIEN, IL NE VERONT PERSONNE ICI.

    RépondreSupprimer
  2. C'est exactement cela !
    Nous viendrons tant qu'il y a des dictatures et l'oppression comme seule moyen d'expression de nos dirigeants.

    RépondreSupprimer